Il n’y a guère, sur ses côteaux, poussait la vigne. Les calmes étangs s’égrenaient en chapelet tout le long de son cours. Où sont les paysages d’antan ?
de JM Lison
Il n’y a guère, sur ses côteaux, poussait la vigne. Les calmes étangs s’égrenaient en chapelet tout le long de son cours. Où sont les paysages d’antan ? Aujourd’hui, l’alphalte et le béton ont avili la ville et, honteux d’égoûts, le Maelbeek reste tapi sous les rues dont il ressurgit à chaque fois bien malgré lui, rageur et puant, gonflé des pluies quinquennales. Vivre le paysage serait si aisé si l’eau était restée libre en bas. Elle a façonné le relief. Elle qui nourrissait la terre et les hommes.
Aux pioches, citoyens ! Pour qu’une eau pure abreuve ses sillons, réouvrons les ventres de la ville et y revoir enfin couler ses vaisseaux nourrissiers qui, jamais je vous le jure, n’ont voulu quitter l’air libre.
Une ville sans eau est une ville en agonie !
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